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pseudo | sujet: mp3, p2p, corruption médiatique |
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KurtZ |
Je crois pas que le peer to peer soit la meilleure réponse d'internet à la corruption médiatique. La corruption médiatique c'est pour moi, le fait que le média est fatigué de chercher l'information vraiment "pertinente", et qu'il a laissé tomber l'éthique, qu'il a décrété que ce qui serait montré aux masses, dorénavant, c'est les annonces et infos de ceux qui paient le plus : à ce jeu là, les publicitaires ont toujours le dernier mot. Car le média, qui est l'espace d'échange culturel par excellence, s'est rapidement affaissé "éthiquement" pour finir par nous pondre ce qu'on connaît : une culture rétrécie, une culture sans véritable choix, entre des produits d'industriels qui en ont envahi tous les espaces prévus, où les espaces sont de plus en plus "à vendre". Les oeuvres, là-dedans ? Sans portée sociale réelle ; un média malade, ça finit par produire une culture de la réclamme et du lavage de cerveau. Contre ça, internet a la puissance technologique de répliquer. Et avec une dignité imparable. Alors, que voit-on émerger face au monologue industriel et à la faiblesse éthique des médias traditionnels ? 1) Des sites de musique MP3 qui font dans la réalité virtuelle, et "plagient" les radios à thèmes réelles avec leur portée rétrécie, ou plagient les "charts" où l'on peut apparaitre seulement contre monnaie sonnante et trébuchante. 2) Les communautés de peer to peer. Le résultat est-il plus enrichissant, débouche-t-il sur une réalité culturelle nouvelle ? Si la solution 1) est visiblement un échec à trancher avec le réel médiatique traditionnel, il convient de se pencher sur la solution 2). De mon propre point de vue, c'est pas si génial que ça. Dans la réalité, je fais du peer to peer niveau CDs, sans ordinateur bien sûr : j'ai des voisins, qui me demandent un CD que j'ai (comme j'écoute la musique la fenêtre ouverte ils peuvent pas la rater) ; et quand je leur refile le CD qu'ils ont découvert gratuitement par le biais d'une audition publique fenêtrée, pour ne pas que ça ait l'air à sens unique, ils me refilent aussi "quelque chose" qui vient de leur propre cédéthèque ; là est l'échange ; je ne sais souvent pas ce que c'est d'avance ; je leur fais finalement confiance. Souvent, j'aime bien leurs propres choix, et je suis souvent chanceux, allez savoir, je découvre des artistes que j'écoute pour la première fois et qui me plaisent à l'occasion de ces échanges de CD. J'ai fait quelques expériences de peer to peer, là sur ordinateur ; j'ai toujours trouvé ce que je connaissais déjà de nom, musicalement. C'est bien mais... Ya truc, par rapport à la réalité. C'est pas aussi sympathique, pas aussi humain. Ca doit peut-être venir du fait que ces logiciels sont uniquement basés sur un système de moteur de recherche. Mais j'ai pas retrouvé la sympathie des échanges avec le voisinage, pourtant techniquement d'une grande équivalence. Ca doit aussi venir du fait que le facteur "découverte", avec ces logiciels, se limite souvent à la découverte des bandeaux de pubs. Le problème, avec un moteur de "recherche", c'est qu'il ne vous conseille rien : il recherche ce que vous connaissez déjà, point barre ; il ne vous permet pas de vraies découvertes. Finalement, posséder un CD d'un artiste que je connais déjà quelque part, ça m'apporte rien paradoxalement, je dirais même que l'écoute finit par m'emmerder. Au fond, je vais vous dire : c'est bizarre, mais ça m'ennuie de trouver ce que je recherche, et de pouvoir jouir de la possession de ce qui - sur le papier - ne m'appartient pas, en plus, parce qu'on n'a pas voulu me le donner en face à face, parce que ça ne me concerne même pas. Le peer to peer, ne constitue donc pas autre chose qu'une autre forme de radiodiffusion gratuite où se répandent finalement toujours les mêmes oeuvres : celles des artistes déjà connus ; et pour la découverte des artistes qui émergent péniblement, pour la novation culturelle, on repassera parce que c'est zéro. Au lieu de remplacer une culture musicale générale corrompue par une nouvelle, le peer to peer risque bien de répandre l'ancienne plus vite encore, de sorte que plus aucun ordinateur ne manquera de ces stars qu'on radote déjà par ailleurs sur les ondes. Vous parlez d'une solution. Et le peer to peer, j'ai peut-être pas eu de bol au cours de mes essais, mais c'est pas si rapide. Même avec grosse bande passante c'est plutôt lambin, faut avoir l'illimité au moins... heureusement que j'ai aussi à disposition un ordinateur avec ADSL je me serais flingué à downloader une piste de 7minues en 50minutes sous connexion RTC. Mais bon finalement, là, c'est pas une critique de fond, c'est qu'un problème de chance ou de patience, à la limite c'est pas grave. Le problème, c'est qu'au problème de la corruption médiatique, on ne répond pas avec une stratégie technologique qui porte avec elle une si haute vertu morale, puisqu'il s'agit tout de même, en diffusant pour rien non plus sur un réseau de voisinage, mais mondialement, le catalogue des majors, de couler la valeur marchande des produits de l'industrie. J'ai même un peu l'impression que le peer to peer tape à côté de sa vraie cible : je le rappelle, la faiblesse éthique du média de masse, qui a laissé tomber la "pertinence" pour remplacer ce critère de sélection de l'information par l'"intérêt économique". Personellement, l'apparition de logiques publicitaires au sein des technologies de P2P prouve que le vice de fond n'est pas localisé ailleurs que dans la volonté des médiateurs de faire du média, quelque soit la technologie, non pas un espace d'échange de valeurs (équivalentes), mais un espace de production de bénéfices. Il va falloir peut-être comprendre que couler la puissance économique de l'industrie du disque, n'est qu'un coup d'épée dans l'eau d'une corruption plus générale et plus structurale, qui touche plus à la façon pour le moins étonnante qu'on a de considérer la vie culturelle, à savoir, comme un espace de vente des valeurs humaines, ou dans l'ennui et la lassitude, les valeurs s'éventent. KURTZ http://www.hamster.c0m.st |
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Fabien |
Si tu veux etre conseiller par un moteur de recherche tu va sur audio galaxy et a chaque fois que tu cherche un auteur,il te conseil d'aute auteur qui chante le meme style de musique. Si tu veut aussi avoir des conseil de personne et avoir un contact "cybernetique" tu peut venir sur ce forum pour savoir ce qu'ecoute les visiteurs en leur demandant de plus la pub est la,car cela doit couter d'entretenir des logiciels du genre,il faut payer des serveurs,employer des programmeur.Ce n'est plus un etudiant qui bricole son petit logiciel (comme napster) mais des industrie qui veulent se faire de la pub (comme musiccity avec morpheus) ou bien des gens qui veulent se faire de l'argent comme kazaa en vendant sa licence fasttrack,en mettant des pub et des spywares pour revendre les donnés récolté.Dans le monde d'aujourd'hui on ne peut plus negliger l'argent car c'est grace a ca que l'on peut vivre. @+ |
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KurtZ |
Merci Je vais rester sur ce forum, lire, faire des interventions de temps en temps. Audiogalaxy c'est justement celui-là que j'avais pas trop testé. Je sais plus pourquoi d'ailleurs ça va me revenir. Niveau argent - faut vivre - vous avez raison l'argument est imparable. Et quand on crée une PME PMI, ou quand on est une plus grande organisation, faut les payer, les salariés, et pas qu'avec du vent, là dessus, rien à dire. Tout ce que signifiais, c'est que les "nécessités de la vie" sociale ne doivent pas "recouvrir" complètement ni saboter l'intérêt des produits culturels diffusés. Ca devrait être une sorte de collaboration harmonieuse où la réclamme sait quand s'effacer devant le message artistique, et pas l'inverse. C'était un peu ça dont je me plaignais avant-hier. Je voulais dire qu'au nom de la vie économique, on crée parfois des produits qui finalement "polluent" plus la culture qu'ils ne la font vivre, ce qui est en fait absurde. C'est vrai qu'on ne vit pas que d'amour de bonne musique et d'eau fraîche, mais c'est aussi vrai que déverser sur ces trois ingrédients une poubelle de réclamme continuelle ou une produire en batterie des nourritures culturelles fadasses scientifiquement calibrées pour des masses uniformes (c'est à dire personne), atténue quelque peu la qualité qu'on attendait des outils sensés nous délivrer ces produits. Les logiciels de P2P font assez bien leur boulot, les programmeurs ont bien du courage, de risquer les foudres des monstres financiers, ou des organismes de protection des droits aux "lawyers" redoutables, comme la RIAA par exemple. Ces outils modernes et très ingénieux, qui copient sur tous les postes interconnectés, répandent en ras de marée, les fichiers digitaux au point de faire chuter leur rareté et leur valeur marchande, ne propagent pas de "nouvelle" culture, mais répandent encore mieux la culture déjà en place. Et pour les sites de MP3 les plus connus, c'est souvent cette logique qui s'installe. L'an dernier, j'étais sur un site de MP3, FranceMP3, sous-titré "la musique du web". Ca c'est bien un slogan publicitaire : la musique du web. Bah au final, de fil en aiguille, dans la course au fric nécessaire pour pas que la bateau coule dans ces temps difficiles blablabla, vu la performance du buisness model, "la musique du web", en première page, déjà y en avait plus : c'était dido, julien clerc, henri salvador, et quelques productions sonimusic universal avec 5% maximum de promo pour des produits "du web" avec de la chance - produits donc, qui franchement étaient sélectionnés parce qu'ils sonnaient comme les produits "pas du web". La "révolution digitale", c'est seulement un trip de distributeur, mais ce qu'il y a de sûr, c'est que c'est pas artistique. Un titre fadasse à la radio, est toujours aussi fadasse compressé en MP3. Ce qu'on attendait du MP3, c'est qu'il permette aux artistes inconnus d'émerger pour qu'on ait du nouveau à se mettre dans les oreilles ; et ce qu'on a vu, c'est qu'au nom des réalités économiques, les inconnus rester inconnus, et les gros plein de fric rester riches et s'emparer des technologies. On n'a pas vu l'identité sonore de la musique du web émerger et pour cause, parce que le MP3 n'a pas de couleur musicale intrinsèque, ce n'est qu'une technologie de compression. Ce n'est pas un nouveau genre de musique qu'on écoute, des nouvelles voix, c'est les mêmes, plus ou moins bien mixées comme à la radio, ya donc rien de nouveau culturellement, rien de révolutionnaire et c'est ce qu'internet démontre finalement, c'est que les révolutions artistiques culturelles véritables ne dépendent pas tant que ça de la puissance de distribution. On peut augmenter à l'infini son pouvoir de distribution sur un titre fadasse eh bien ce ras de marée qui dure le temps d'une poussive et pénible saison n'apporte rien à la culture qui, indifférente, l'oublie du jour au lendemain. Soit c'est artistique soit ça ne l'est pas ; la puissance technologique n'offre aucune garantie sur la qualité artistique de ce qu'on "obtient", et c'est pas parce qu'on obtient "illégalement" un produit que la saveur de ce qu'on possède est "meilleure", non : on possède juste illégalement un titre qui au bout du compte, nous paraitra mystérieusement fadasse dans deux mois de radotage généralisé. Voilà, c'est tout ce que j'avais en tête, je voulais juste "nuancer" l'engouement culturel pour le MP3, sans plus, et dire que le MP3 c'est bien au niveau de la démocratisation, de la libre diffusion de l'accès aux produits culturels, que les pauvres seraient au fil du temps de moins en moins "exclus" de la possession de ces oeuvres. En contrepartie, le problème de la production industrielle d'oeuvres "de qualité" reste entier. KurtZ |
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